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On en a parlé en 2015


Informations relevées dans les revues Ciel&Espace et Astronomie Magazine

En janvier

La capsule Orion face à ses défis.

Ce 5 décembre, la NASA avait de quoi se réjouir. Pour la première sortie dans l'espace, la capsule Orion a fait un sans-faute. Lancée par une fusée Delta 7 Heavy depuis le centre spatial Kennedy, en Floride, elle a atteint l'altitude de 5800 km avant de retomber dans le Pacifique, au large de la péninsule californienne, au terme d'un vol de 4h 24 minutes. Le futur vaisseau américain a franchi avec succès toutes les étapes cruciales de ce vol d'essai, de l'éjection de sa tour de sauvetage, quelque 5 minutes après le décollage, à la rentrée dans l'atmosphère à la vitesse vertigineuse de 32 000 km/h.

Pourtant, l'obstacle le plus sérieux reste à surmonter : trouver une destination. Selon les annonces de la NASA, Orion sera le vaisseau qui permettra aux États-Unis de poursuivre l'exploration "au-delà de l'orbite terrestre". Or la destination la plus proche, la Lune, a été abandonnée par le président Barack Obama en 2010. À cette époque Orion existait déjà mais au sein d'un programme lunaire appelé Constellation, lancé par le président Georges W. Bush. Jugé peu pertinent par un panel d'experts (la Lune a déjà été explorée dans les années 1960), et surtout très coûteux, celui-ci avait été annulé au profit du développement de technologies innovantes.

  

L'Europe spatiale contre-attaque.

Le 2 décembre, réunis à Luxembourg, les ministres des Etats membres de l'Agence spatiale Européenne ont annoncé la naissance de leur nouveau lanceur, Ariane 6. Après de longues tractations entre états et industriels, telle est la réponse du vieux continent à la politique agressive de la société privée américaine SpaceX. Cette dernière a en effet bouleversé le marché des lancements de satellites avec sa fusée Falcon 9. À un coût unitaire de 45 millions d'euros, certes largement subventionné par la NASA, elle séduit tous les opérateurs de satellites.

Par comparaison, une Ariane 5 revient à 150 millions. Ariane 6, avec ses 70 mètres de haut, relèvera le défi. Pour cela, elle sera construite à partir d'éléments déjà mis au point et fiables :

le moteur Vulcain 2 (évolution de celui qui propulse les actuelles Ariane 5) et des accélérateurs à poudre qui ne sont autres que le premier étage du petit lanceur européen Véga. Deux versions (5 et 10,5 t,) permettront à Ariane 6 d'expédier dans l'espace des charges simples ou doubles à partir de 2020 pour des coûts respectifs de 70 et 90 millions d'euros. Pour tenir ces prix, 5 lancements institutionnels devront toutefois avoir lieu chaque année.

  

Réveil réussi de New Horizons.

Lancé en janvier 2006, New Horizons se dirigeait alors vers la neuvième planète, Pluton.

Mais en août de la même année, sa cible a été rétrogradée au statut de planète naine. Après avoir croisé le système jovien fin février 2007 (et rôdé ses caméras sur la planète géante et ses lunes galiléennes), l'engin de la NASA et de l'Applied Physics Laboratory de la Johns Hopkins University (Mariland) a passé les deux tiers de son temps de vol en hibernation électronique. Durant une telle période, les instruments sont éteints et l'ordinateur de bord effectue une veille minimale. Le but recherché est de réduire la "fatigue" de l'instrumentation avant le grand rendez-vous avec Pluton, mais aussi de réaliser des économies de fonctionnement puisque seul un personnel réduit est alors nécessaire. Reste le risque que la sonde ne se réveille pas...

La dernière mise en hibernation de New Horizons a débuté le 29 août 2014 et a pris fin le 6 décembre dernier : l'état de santé de l'explorateur robotique s'avère satisfaisant. Au milieu du mois de mai 2015, les caméras de New Horizons commenceront à prendre des clichés de Pluton plus résolus que ceux du télescope spatial Hubble. Ainsi, peu à peu, ce monde lointain se dévoilera de plus en plus jusqu'à la rencontre du 14 juillet de la même année.

  

Rosetta : la science en croisière.

Grande première dans l'histoire de l'exploration spatiale, l'atterrissage à rebondissements du robot Philae sur la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko nous aura réservé le meilleur suspense. Philae est-il retombé sur ses pattes ? Ses instruments sont-ils opérationnels ? Les communications avec la sonde Rosetta, indispensable relais avec la Terre, sont-elles au point ? Malgré sa position finale quelque peu inclinée et son ancrage précaire au sol - les harpons d'arrimage ayant manifestement dysfonctionné -, le petit robot a finalement pu accomplir une bonne partie de sa mission. Gros point noir toutefois, sa course à rebonds l'a finalement déposé entre deux rochers, de telle sorte que la durée de son exposition aux rayonnements solaires, unique source d'énergie pour charger ses batteries après que les piles initiales ont cessé de fonctionner, au bout de 57 heures, ne dépasse pas 1 h 30 toutes les 12 heures, alors qu'il faudrait un ensoleillement beaucoup plus long pour permettre à Philae un fonctionnement optimal. Une tentative d'améliorer l'orientation du robot en le faisant tourner sur lui-même a cependant permis d'exposer une plus grande surface des panneaux solaires qui revêtent Philae, ce qui devrait faciliter les opérations ultérieures, même si les instruments devront être utilisés avec une grande parcimonie. Quoi qu'il en soit, et jusqu'à nouvel ordre, le petit robot a été mis en veille, et seule la sonde Rosetta continue pour l'instant à envoyer des données.

  

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